samedi 22 novembre 2008

The Killers - Day & Age (2008)

Voici sans aucun doute la dernière sortie anticipée de cette année 2008. Et pour ne pas changer, voilà encore un groupe qui a décidé de surprendre ses fans.

Il me semble bien inutile de présenter les Killers mais un petit résumé de leur carrière s'impose quand-même;il s'agit donc d'un groupe venant de Las Vegas et ayant fait une entrée explosive dans les charts de 2004 avec leur single 'Somebody told me' et un album aux fortes influences anglaises des 80s. Deux ans après, 'Sam's Town' sort et est définitivement beaucoup plus rock que son prédécesseur, avec des chansons taillées pour les stades et surtout, un album étant la preuve incontestable du talent et du potentiel du groupe. C'est avec une curiosité certaine qu'était attendu ce troisième album studio du groupe, curiosité qui n'a cessé de croitre après avoir entendu le nouveau single du groupe, 'Human', disponible depuis voici maintenant un mois et demi sur le myspace du groupe et qui annonce un certain retour aux sources pour le groupe étant donné le côté 'dance' du single, assez caractéristique de leur premier album. Et pourtant, la surprise qui attendait tous les fans était bien différente qu'un simble retour aux sources; Day & Age est sans aucun doute l'album de maturité du groupe, le célèbre troisième album qui est sensé representer la synthèse du passé et un avant-goût du futur. Dans le cas des Killers, le rock n'est plus vraiment leur domaine on dirait et c'est avec une très grande surprise que j'ai écouté cet album pour la première fois en me demandant s'il s'agit d'une grosse blague ou de quelque chose de vraiment sérieux...L'explication étant que les Killers semblent définitivement avoir viré pop et abandonné leur son rock si puissant sur 'Sam's Town'...et quand je dis pop c'est même des fois version 'Dallas' sur des chansons comme 'I Can't Stay' et même si des fois ça semble être ringard, on ne peut s'empêcher de saluer l'initiative du groupe d'aller explorer un terrain encore inconnu jusque là...et surtout aussi risqué, et ce qui est malheureusement sûr c'est qu'ils vont y perdre quelque plumes car malgré certaines chansons qui resortent du lot, d'autres comme 'A Dustland Fairytale' sont assez râtées (Brandon Flowers chante sans vraiment le savoir et la chanson n'a pas vraiment de mélodie) et ne donnent pas vraiment une bonne impression de l'album au final.

C'est un album intéressant et surtout assez différent de ce dont nous ont toujours habitué les Killers, mais ça leur réussi pas mal; au contraire de beaucoup de gens, j'ai envie de défendre cet album malgré tout et son côté excentrique bien qu'éccoeurant à certains moments peut s'avérer être agréable à d'autres.

7,5/10

'Human':

mardi 18 novembre 2008

Kanye West - 808's and Heartbreak (2008)

Annoncé pour le mois de décembre et puis sur décision de Kanye West lui-même et après un changement dans le tracklisting des chansons, le nouvel album de West sort un mois à l'avance, à la surprise de beaucoup, et ça ne s'arrête pas là.

Il y a déjà quelque semaines que les deux premiers singles de l'album circulent sur les ondes, 'Love Lockdown' étant le premier et annoncant une toute autre direction pour le rappeur. Là où beaucoup devaient s'attendre au flow bien connu de Kanye West on découvre ce dernier entrain de chanter accompagné de sons de basses bien grasses qui rendent la chanson assez épurée et qui ne font qu'accentuer l'attention sur la voix du rappeur. 'Heartless' vient confirmer le tout avec certes des beats plus hip hop mais encore une fois, Kanye West ne rape pas, il chante. Ce n'est qu'en écoutant 'Paranoid' qu'on retrouve les bonnes vieilles habitudes et cette formule magique que Kanye West utilise dans tous ses plus grands tubes. Les chansons s'enchainent et au final, l'impression qui domine c'est qu'on ne sait pas vraiment où va Kanye West. Cet album marque sans aucun doute un tournant majeur dans sa carrière musical, de part ses sonorités r'n'b et surtout la maturité qui s'en dégâche; Kanye a 'enfin' laissé tomber les titres d'albums mentionnant le collège et ça traduit peut-être ses sentiments par rapport au décès de sa mère il y a quelques mois.

Quoiqu'il en soi, il y a quelques pierres précieuses sur cet album, comme sur chacun d'ailleurs, mais ce qui est sûr c'est que Kanye West risquent de perdre des fans mais ça ne devrait pas trop lui poser de problèmes vu son passé musical. Reste à savoir s'il s'agit d'une passe ou pas...

7,5/10

'Love Lockdown':

jeudi 23 octobre 2008

Keane - Perfect Symmetry (2008)

Rappelez-vous en 2004 quand les ondes sonores ont soudainement été envahies par un groupe anglais prénommé Keane. Aimé ou pas, tout le monde a au moins fredonné une fois 'Everybody's Changing' ou 'Somewhere Only We Know'. Malgré la médiatisation certaine du groupe, on peut dire que leur premier album est rentré dans le top 2004 sans aucun mal de part la simplicité des tubes qu'il comportait. En gros, de la pop pure et simple mais efficace.

En 2006 le groupe sort son deuxième album, 'Under the Iron Sea', qui passe quelque peu innaperçu et ne rencontre pas le même succès que son prédécesseur. Difficile d'arriver à faire quelque chose de mieux, c'est-à-dire dans ce cas-ci, quelque chose de différent. C'est pourquoi, certain d'entre vous auront surement remarqué que les Keane reviennent gonflé à bloc avec leur nouvel album intitulé sobrement 'Perfect Symmetry'.

Si le premier single de l'album, 'Spiralling', apporte un certain sentiment de renouveau, on ne peut s'empêcher de se demander où le groupe s'aventure sur cet album. Certes, c'est différent des albums précédents, sans vraiment innover non plus; on a un côté plus électro qui reste quand-même assez discret...mais l'album en lui-même reste plutôt assez plat et fade...en gros, pas vraiment accessible. On peut saluer l'initiative du groupe de vouloir s'aventurer plus loin dans leur expérience musicale, mais ce qui est sûre c'est qu'ils vont perdre des fans. 

'Spiralling' et 'Better than This' sont sans aucun doute les points forts de l'album, mais concernant le reste, passez votre chemin ou ré-écoutez leur premier album.

6/10

'Spiralling':

lundi 6 octobre 2008

Glasvegas (2008)

Encore un groupe de Glasgow. Encore un groupe qui monte. Les Glasvegas se sont fait connaitre ces derniers mois grâce à leur tube ‘Geraldine’ et leur album fraichement sorti déchaine les passions des adeptes de la musique. Coup de pub ou réel talent ?

A priori, la recette du groupe est faite pour marcher : s’inspirer du surf rock des années 50 et  le remettre au goût du jour. On ne peut s’empêcher de ressentir une certaine nostalgie en écoutant le premier titre ‘Flowers & Football Tops’ ; bien que la plupart des jeunes d’aujourd’hui sont bien loin de cette époque, ça coule dans nos veines qu’on le veuille ou non, on connait tous Elvis et ses copains de l’époque, sans parler des films qui utilisent ce genre de musique comme bande-son. Par contre, au fil des chansons, le sourire s’efface assez parce qu’il n’y a rien de neuf. L’album tourne en rond, les chansons se ressemblent toutes et si on parle de surf-rock c’est surtout en version triste et lente avec  des chansons qui s’éternisent à l’infini. Bref, je me suis assez ennuyée en l’écoutant.

On peut quand-même saluer l’initiative du groupe et dire que ça reste assez sympa d’écouter une chanson de temps en temps mais ça ne vaut pas vraiment la peine de s’ennuyer à essayer d’écouter l’album. Vous savez vers qui aller si vous voulez écouter du surf pop.

6/10

'Daddy's Gone':

vendredi 26 septembre 2008

Music for Modern Man (2008)

Music for Modern Man est le nom du projet musical du danois Asger Tarpgaard qui sort cet année son premier album éponyme. 


C'est un projet assez audacieux car il est dédicacé à 'l'homme moderne' d'aujourd'hui c'est pourquoi on ne peut s'empêcher d'être curieux en écoutant cet album pour la première fois. On obtient trente minutes de musique de tous genre qui rend hommage au rock d'aujourd'hui avec 'Modern Man' qui fait penser aux Modest Mouse, au rock à la Led Zeppelin/Black Sabbath ('Electric Gtrs', 'Rock'n'Roll Machine'), au disco ('Killing the Doctor'), à la musique classique remise au goût du jour par des samples électro ('Interlude in F-Minor') et aux fameuse ballades hippies des années 70 ('Buy My Love'). L'album répond bien à la question qu'on peut se poser: qu'elle est la musique que l'homme moderne écoute aujourd'hui? Comme dans tout, on ne peut plus vraiment créer quelque chose de nouveau, et il est de même pour la musique. L'homme moderne écoute tout ce qui s'est fait de bon pendant des années dans le domaine musicale et on ne peut certainement pas évoluer sans prendre conscience du passé.

Album éclectique à souhait, agréable à écouter et qui devrait satisfaire les besoins musicaux de tout le monde.

8,8/10

'Electric Gtrs':

mercredi 24 septembre 2008

Cold War Kids - Loyalty to Loyalty (2008)

Les Cold War Kids sont apparu sur la scène musicale américaine/mondiale en 2006 avec leur retentissant premier album intitulé 'Robbers and Cowards'. Il m'a fallut pas mal de temps pour me (ré)concilier avec cet album qui reste assez difficile à cerner après autant de temps mais qui arrive toujours à me faire vibrer. 

C'est avec une curiosité et une impatience certaine que j'ai attendu la suite de leur aventure musicale.

Difficile de trouver une meilleure intro que 'We Used to Vacation' et le groupe se contente dans cet nouvel album de commencer le tout 'gentillement'. Le premier single de l'album 'Something is not Right With Me' marque le climax de la première partie qu'on pourrait qualifier aussi d'inconsistente. Certes le tous sonne bien, on retrouve ces ambiances épurées et bluesy bien chères au groupe mais l'enchainement qu'apportait 'We Used to Vacation', 'Hang me Up to Dry' et j'en passe, manque cruellement. Et puis, il n'y a pas vraiment d'évolutions réelles; le groupe se contente de faire des chansons agréables à écouter mais qui n'apportent pas vraiment de renouveau. Seules 'Something is not Right with Me' et 'I've Seen Enough' arrivent à se démarquer du lot et à apporter de la fraicheur à l'album. En ce qui concerne le reste, les Cold War Kids s'engouffrent un peu trop dans la mélasse avec une chanson comme 'Avalanche in B' qui ralentit pas mal l'album...

Quelques chansons sortent du lot mais en général, 'Loyalty to Loyalty' est loin d'être meilleur que 'Robbers and Cowards', peut-être sera-t-il aussi bon pour certains (voir meilleurs pour les fans acharnés...ou pas) et moins bon pour d'autres. 

Fans du groupe, écoutez le, curieux? Contentez vous du premier album.

7/10

'Something is Not Right With Me':

lundi 1 septembre 2008

Department of Eagles - In Ear Park (2008)

Les Department of Eagles sont plus connu comme étant le side project d'un des membres du groupe américain Grizzly Bear (Daniel Rossen). D'ailleurs beaucoup de fans de ces derniers suivent assidument le 'Département des aigles' tant la musique semble être similaire. 'In Ear Park' est le deuxième album de ce groupe New-Yorkais.


Connaissant un peu (mais pas assez) Grizzly Bear, ce n'était pas vraiment une surprise que de découvrir l'univers décalé d' 'In Ear Park' où le folk et l'électro sont unis pour le meilleur...(et pour le pire?). L'album s'ouvre avec une valse légère qui met du temps à s'imposer mais la douceur de la voix et de la musique laisse la chanson s'éclore comme une fleur. Les chansons s'enchaînent toutes avec cette douceur qui reste omniprésente mais qui laisse parfois une place discrète à des guitares plus agressives à certains moments. 

Entre des berceuses à la Walt Disney voir mélodies de Noël ('Floating on the Lehigh') pas vraiment facile d'arriver à se positioner. C'est un album qui fait planer et rêver, beaucoup de moments forts dans certaines chansons mais c'est aussi un album qui ne s'écoute pas tout le temps; les rêveurs apprécieront, ceux en manque 'd'action' l'oublieront assez facilement.

7,4/10

http://www.myspace.com/deptofeagles

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