jeudi 7 janvier 2010

Nouvelle année, nouveau départ....nouveau blog!

----> Dancing Bananas! <-----

dimanche 3 janvier 2010

Hatcham Social - Murder in the Dark (2009)


Single issu de l'album 'You Dig the Tunnel, I'll Hide the Soil'(16/03/2009)

Yeasayer - Odd Blood (2010)

2009 démarrait en fanfare avec l'excellent 'Merriweather Post Pavilion' des Animal Collective. Un an après, les Yeasayer créent la surprise avec leur deuxième opus, 'Odd Blood', qui démontre une énorme 'évolution' par rapport à leur premier album 'All Hour Cymbal' sorti en 2007. Les Yeasayer ont d'ailleurs souvent été comparés aux Animal Collective, et avec cet album, ils visent sans aucun doute les étoiles.



Il y a quelques semaines, j'écoutais pour la première fois le premir album du groupe et j'avoue que cet opus m'a vraiment laissée de marbre. Je voulais surtout l'avoir entendu pour me préparer pour le deuxième album, et puis pour ne pas 'mourir idiote'. En effet, les critiques sont unanimes: 'All Hour Cymbals' est un album révélateur. Cependant, son côté sombre expérimental est assez lourd a digérer, et manquant de temps en fin d'année, je ne m'y suis pas attardée. C'est notamment la raison pour laquelle 'Odd Blood' a créé l'énorme surprise.


Alors que beaucoup de fans s'attendaient surement à quelque chose d'aussi expérimental (voir encore plus) que le premier opus, les Yeasayer ont fait un virage de 180° pour proposer un album expérimental de pop psychédélique, voir disco. Le premier single, 'Ambling Alp' est d'ailleurs une belle illustration de ce 'changement de bord', et aucune autre chanson de l'album n'est 'inaccessible'. 'Odd Blood' pourrait se résumer en un mélange pétillant de Depeche Mode, Of Montreal et des Animal Collective. L'ambiance de l'album est d'ailleurs très estivales et propose 6 mois à l'avance des rythmes idéaux pour de chaudes soirées d'été.

Le seul hic qui apparait ici c'est que le groupe a vraisemblablement du mal à trouver sa place, et si je les compare beaucoup aux Animal Collective, c'est aussi parce que beaucoup des chansons d' 'Odd Blood' apparaissent comme étant des échos de 'MPP'; 'Ambling Alp' est assez similaire de 'My Girls', 'O.N.E' de 'Summertime Clothes' et 'I Remember' de 'Bluish'. Quoiqu'il en soit, c'est un album qui reste très rafraichissant et pétillant, mais qui risque de rester peut-être incompris, notamment du côté des fans.

A découvrir!

8/10
'Ambling Alp':


Sortie: 09/02/2010

samedi 2 janvier 2010

Delphic - Acolyte (2010)

Delphic est un nouveau groupe d'indie rock/électro en provenance de Manchester, et croyez-moi,vous allez en entendre parler (ironie: on). Il y a un an, quasi jour pour jour, un groupe nommé 'White Lies' inondait le web, la radio et la télé; tout le monde trouvait ce groupe génial alors qu'il s'agissait (à part deux-trois chansons) surtout de beaucoup de bruit pour rien. La preuve en est qu'à l'heure des tops de fin d'année, les White Lies ont sombré dans l'oubli. Cette année-ci, c'est au tour des Delphic de profiter d'une pub énorme mais ça risque de mieux marcher pour eux.



A vrai dire, les Delphic sont le genre de groupe que je n'affectionne guère; ils représentent en effet rien de nouveau et rien d'excitant. Leur musique pourrait se résumer en un recyclage pur et simple des Friendly Fires, avec en prime un peu plus de passages 'dance'. Quoiqu'il en soit, d'après ce que j'ai pu lire sur le net, beaucoup de gens s'extasient face à ce nouveau groupe, ce qui m'a (j'avoue) un peu forcé à en parler sur ce blog. Cependant, mon avis est clair et net: je me suis royalement ennuyée en écoutant cet album malgré une bonne idée de départ qui semble être ici sous-exploitée et n'apparait que trop rarement ('Acolyte') marcher. La voix du chanteur est également inintéressante et les mélodies suscitent un intérêt éventuel grâce à leur beats électroniques. Les Delphic devraient néanmoins persister notamment pour ce côté 'dance' et inonderont sans aucun doute les ondes radios dans les mois suivants.

On a vu des groupes meilleurs et je ne doute pas qu'ils vont arriver dans les mois suivants. A découvrir éventuellement.

5,8/10
'Doubt':




Sortie: 11/01/2010

White Rabbits - Percussion Gun (2009)


Single issu de l'album 'It's Frightening' (19/05/2009)

Beach House - Teen Dream (2010)

Si vous consultez régulièrement les webzines et forums musicaux, vous avez surement lu ces dernières semaines beaucoup de posts concernant 'Teen Dream', le troisième opus de ce duo de dream pop américain qui a 'leaké' prêt de 3 mois avant sa sortie officielle. Il faut dire que le deuxième album du groupe, 'Devotion' (sorti en 2007) avait attiré beaucoup de nouveaux admirateurs, et le succès actuels de groupes de dream pop/freak folk comme Deerhunter (et Atlas Sound) ou Grizzly Bear a grandement contribué au succès immédiat de 'Teen Dream'.


Malgré sa simplicité apparente, la dream pop n'est pas un genre toujours facilement 'abordable'; soit on accroche, soit on zappe totalement car ça peut assommer plus qu'autre chose. Le groupe l'avait d'ailleurs démontré avec 'Devotion', qui renfermait beaucoup de douceur mais qui se montrait également assez lent et ennuyant par moments. Ainsi, la différence la plus marquante avec le nouvel album est que celui-ci se trouve être plus dynamique (comprenez par plus de rythme) sans pour autant se détacher complètement de l'ambiance douce et nébuleuse du duo. On le comprends d'ailleurs assez vite avec la magnifique première chanson de l'album, 'Zebra', qui fait parfaitement le lien entre l'ancien et le nouveau Beach House. La voix de Victoria Legrand est toujours aussi surprenante (de part son côté grave, voir masculin) et hypnotisante.
Vous l'aurez compris, 'Teen Dream' est un album qu'il faut écouter régulièrement afin de découvrir sa beauté et sa douceur; il s'agit ainsi d'un album parfaitement adapté pour ces journées hivernales froides et blanches; les fans ne seront pas déçus, tandis que les autres se laisseront prendre au jeu ou pas...mais 2010 commence assez bien!


7,5/10
'Used to Be':


Sortie: 26/01/2010

mercredi 16 décembre 2009

Le hit-parade de 2009

MEILLEURS ALBUMS DE 2009:

20. Official Secrets Act - Understanding Electricity
19. Placebo - Battle for the Sun
18. Mando Diao - Give me Fire!
17. Peaches - I Feel Cream
16. The Maccabees - Wall of Arms
15. Yeah Yeah Yeahs - It's Blitz!
14. Sunset Rubdown - Dragonslayer
13. Atlas Sound - Logos
12. Editors - In this Light and on this Evening
11. Them Crooked Vultures - S/T
10. La Roux - S/T
9. The Love Language - S/T
8. Kasabian - The West Rider Pauper Lunatic Asylum
7. The Horrors - Primary Colours
6. Franz Ferdinand - Tonight: Franz Ferdinand
5. Grizzly Bear - Veckatimest
4. Julian Casablancas - Phrazes for the Young
3. Ghinzu - Mirror, Mirror
2. Animal Collective - Merriweather Post Pavilion
1. Muse - The Resistance

Les chansons qui ont marqué 2009:
1. Animal Collective - Bluish
2. Muse - Uprising
3. The Love Language - Lalita
4. Ghinzu - Take it Easy
5. Animal Collective - Summertime Clothes
6. M. Ward - Stars of Leo
7. Julian Casablancas - Out of the Blue
8. Franz Ferdinand - Ulysses
9. Muse - United States of Eurasia (+ Collateral Damages)
10. The Horrors - Sea Within a Sea
11. La Roux - Bulletproof
12. Grizzly Bear - Two Weeks
13. Kasabian - Fast Fuse
14. Sunset Rubdown - Apollo and the Buffalo and Anna Anna Anna Oh!
15. Mando Diao - Gloria
16. Editors - Papillon
17. Noisettes - Never Forget You
18. Them Crooked Vultures - Gunman
19. The Maccabees - Kiss and Resolve
20. Atlas Sound - Criminals

(les classements sont basés sur le nombre d'écoutes de mon profil last.fm, ce qui explique que certains albums/chansons manquent éventuellement à l'appel).


jeudi 3 décembre 2009

Ahem...

L'activité du blog est un peu réduite à néant ces derniers temps car je n'ai moi-même pas vraiment le temps d'écouter de la musique à cause du boulot que j'ai pour la fac. Je tiens ainsi à m'excuser pour celles et ceux qui viennent régulièrement consulter le blog; le prochain post concernera surement le top 2009 et bien sûr le top de cette première décennie du 21ème siècle!

D'ici là, que la musique vous soit douce!

V.

jeudi 26 novembre 2009

Customs - Enter the Characters (2009)



Si vous habitez en Belgique et que vous regardez régulièrement la chaine TMF, il y a beaucoup de chance que vous ayez déjà entendu le single 'Rex' de ce nouveau groupe en provenance de Belgique. Pour les autres, ce n'est pas étonnant que le quatuor soit encore inconnu; il aurait été sans doute plus facile d'être britannique et de faire une ascension comme celle des White Lies, qui jouent dans le même cours au niveau de la musique, c'est-à-dire un mélange de beaucoup de groupes post-punk, ce qui rend la tâche difficile pour se faire accepter en tant que groupe à part.



Pour ce faire, le groupe se décrit comme 'un combo de quatres rétrofuturistes, connus pour leur mélodies, leur atmosphère et un tranchant mathématique' (myspace). Il y a certes du vrai dans cela mais en écoutant l'album, et comme c'est le cas pour beaucoup d'autres nouveaux groupes, les fantômes des Interpol et Editors planent au-dessus du groupe et au lieu d'apprécier la musique, on se surprend à essayer de trouver à qui les Customs ressemblent le plus. Cependant, et au fil des écoutes, le groupe ne se défend pas trop mal au final, et apporte une certaine fraîcheur au style, avec des rythmes saccadés, des mélodies accrocheuses (certaines chansons méritent vraiment le détour comme 'Talk Nonsense' ou 'We are Ghosts') et une production digne d'un grand groupe.


Impossible de dire comment cet album va vieillir mais les Customs ont certaiement un énorme potentiel à exploiter, et surtout, ils ont besoin de trouver leur propre voix. Ça reste donc agréable sans être innovant, mes les fans du genre devraient être charmés, ne serait-ce que pour un temps.


7/10

'Rex':


Sortie: 26/10/2009

mercredi 25 novembre 2009

The Bravery - Hatefuck (2009)


Single issu de l'album 'Stir the Blood' (01/12/2009)

dimanche 15 novembre 2009

The Drums - Let's Go Surfing (2009)


Single issu de l'EP 'Summertime!' (15/09/2009)

jeudi 12 novembre 2009

Them Crooked Vultures (2009)

Après le 'super groupe' de Jack White, The Dead Weather, c'est au tour de Josh Homme, frontman des Queens of the Stone Age, de former son propre groupe, Them Crooked Vultures, avec Dave Grohl à la batterie (ancien batteur de Nirvana et frontman des Foo Fighters) et John Paul Jones à la basse (mais qui fût également le bassiste de Led Zeppelin). Comme pour la bande à Jack White, les Them Crooked Vultures ont bénéficié d'un énorme coup de pub et ont provoqué une excitation certaine parmi les fans des Queens of the Stone Age, mais on pourrait dire pour tout le monde car depuis la première représentation live du groupe au mois d'août, et surtout depuis la diffusion du single 'Mind Eraser, No Chaser', cet album est attendu comme le messie pour les fans de rock. Et bien pour une des rares fois où ça arrive, la déception n'est pas au rendez-vous!

Les fans des Queens of the Stone Age connaissent la danse; à chaque nouvel album, Josh Homme aime bien changer le line-up de son groupe, ce qui a le mérite de changer le son de sa musique à chaque nouvelle galette. La première chose qui m'est venue à l'esprit en écoutant cet album c'est que Josh Homme aurait tout simplement dû garder le nom de ce groupe originel car les 5 premières chansons sont très QotSA. J'avoue avoir été quelque peu déçue en le découvrant car on en vient à se demander à quoi servent les side-projets si c'est pour faire la même chose. Cependant, ça change pas mal à partir de 'Scumbag Blues' qui est tout simplement une tuerie et qui offre en 4:27 un tube rempli de riffs et de rock, bref un son groovy énorme (un son qu'on retrouve d'ailleurs plus tard avec 'Gunman'). Ca continue avec des chansons comme 'Bandoliers' ou 'Reptiles' et c'est là que la touche Led Zeppelin (grâce à la présence de John Paul Jones) fait la différence. Pour parler simplement, cet album est un mélange savant de Led Zeppelin et de Queens of the Stone Age en mode plus funky et groovy, avec un son de guitares bien lourd, et remplis de riffs bien gras. Quant à Dave Grohl, il prouve encore une fois son énorme talent de batteur sans pour autant ajouter une touche des Foo Fighters (et c'est tant mieux comme ça).

Cet album n'a pas de points faibles, du moins techniques. Il est destinés non seulement aux fans des QotSA, mais plus largement aux fans de rock tout cours, que ce soit les plus jeunes ou les plus vieux. Il y a certes des chansons qui marchent mieux que les autres mais l'ensemble fonctionne assez bien et les 66 minutes paraissent bien courtes. C'est également un album qui devrait facilement faire sa place dans le top de cette première décennie car il représente fièrement le meilleur de la musique des Queens of the Stone Age et il fait également un pont avec le passé, avec des groupes comme Led Zeppelin, The Doors ou Jimi Hendrix qui sont bien loin d'être oubliés.

8/10
'Gunman' (extrait):


Sortie: 16/11/2009

mardi 10 novembre 2009

Local Natives - Airplanes (2009)


Single issu de l'album 'Gorilla Manor' (02/11/2009)

dimanche 8 novembre 2009

We are Wolves - Holding Hands (2009)



Single issu de l'album 'Invisible Violence' (06/10/2009)

dimanche 25 octobre 2009

Julian Casablancas - Phrazes for the Young (2009)

Après Julian Plenti (alias Paul Banks des Interpol), c'est au tour d'un autre Julian, qui n'est autre que le chanteur des Strokes, d'offrir au monde un album en tant qu'artiste solo. L'absence du célèbre groupe new-yorkais se fait sentir puisque leur dernier album, 'First Impressions of Earth' est sorti en 2006 et la formation aurait apparemment du mal à se réunir afin de travailler sur un nouvel opus. Et pourtant, les membres du groupes se sont montré assez impatient au niveau créatif puisque Albert Hammond Jr. a déjà sorti deux albums solos, et le bassiste du groupe, Nikolai Fraiture, a également un projet solo du nom de Nickel Eye. Cependant, ces deux formations n'ont pas vraiment marqué les esprits mais ce nouveau projet ambitieux de la part de mister Casablancas pourrait bien changer la donne.

Voilà en tout cas un bel exemple de promotion que nous
offre 'Phrazes for the Young'. Il faut dire qu'en étant leader et chanteur d'un groupe comme les Strokes, on arrive facilement à captiver les foules et la presse. Julian Casablancas a misé fort sur son projet; ça se voit facilement en visitant sa page myspace ou son site officiel, mais surtout en écoutant le premier single de l'album '11th Dimension'. Les fans inconditionnels du groupe ont surement eu le cœur serré à l'écoute de cette chanson puisqu'il s'agit un peu de la seule œuvre musicale se rapprochant fortement des Strokes depuis 3 ans. Il est ainsi impossible de ne pas penser ou comparer la musique de Julian avec celle des Strokes; il faut dire que c'est un peu normal vu la voix, mais c'est également le cas au niveau musical puisque dire que la chanson n'est autre que 'du Strokes avec des synthés' s'avère être une définition assez exacte.

Il serait cependant dommage de rester sur une telle conclusion car Julian Casablacas arrive ici à transformer et à transcender le son de sa formation musicale initiale en quelque chose d'innovants, de futuriste et...de meilleur. 'Phrazes of the Yoing' est ainsi la rencontre de l'ancien et du nouveau (comme la pochette le suggère) mais c'est surtout un album varié qui n'a pas peur du ridicule; on passe de l'indie rock à de la synthpop, ou des balades mélancoliques parsemées de riffs à la Queen et teintées de musique Country. La texture des chansons est également très riches et on se surprend à découvrir de nouvelles structures au fil des écoutes.
Quant à Julian Casablancas, la pièce maîtresse du puzzle, il nous offre une performance vocale remarquable en poussant sa voix vers des sommets trop peu explorés par le passé, ce qui a le mérite de rendre cet album encore plus réussi.

C'est un projet ambitieux et audacieux qui perturbera surement certains fans des Strokes (ça arrive toujours) mais dans l'ensemble, et malgré une durée bien trop courte (40 minutes et 8 chansons) il s'agit d'un des albums les plus originaux et les plus réussi qu'il m'ait été donné d'écouter en 2009, et je ne suis pas prête de m'en lasser!

9,3/10

'11th Dimension':


Preview de l'album:

Sortie: 02/11/2009

dimanche 18 octobre 2009

Wolfmother - New Moon Rising (2009)


Single issu de l'album 'Cosmic Egg' (26/10/2009)

vendredi 16 octobre 2009

Flashy Python - Skin and Bones (2009)

Si je dis 'Clap Your Hands Say Yeah', ça ne dira pas grand chose pour certains, mais pour d'autres, cela évoquera peut être le souvenir lointain d'un groupe d'indie rock new-yorkais qui manque cruellement à l'appel en cette année 2009. Ceux qui connaissent le groupe savent que la marque de fabrique de ce dernier est sans aucun doute la voix aussi bizarre que flippante du leader et chanteur Alec Ounsworth. Si aucun album du groupe new-yorkais ne s'annonce à l'horizon, cette voix si spéciale réapparait quand-même au sein du groupe formé avec Toby Leaman et Scott McMichen (tous deux du groupe Dr. Dog), Matt Barrick (The Walkmen), Biffy Duffala (Man Man) et biensûr, Alec Ounsworth.

Le nom de cette formation est Flashy Python, et ce n'est pas étonnant si ça ne dit absolument rien car l'album du groupe est sorti dans l'anonymat le plus total. En effet, il n'y a eu aucune promotion, que ce soit dans les magazines ou dans les webzines musicaux; l'album du groupe est 'soudainement' apparu en streaming sur le site officiel, qui proposait notamment de l'acheter. Si au niveau commercial il s'agit d'une manoeuvre assez peu fructueuse, Flashy Python démontrent ici que la publicité n'est pas forcément quelque choses de positif pour les groupes et que beaucoup d'entre eux passent sans cesse inaperçus quant ils ne bénéficient pas d'une couverture médiatique suffisante.

'Skin and Bones' débute avec une chanson qui en dit long : 'Let Us Hallucinate Together', un titre qui définit en lui-même les couleurs et contours de cette album. Le chanteur est bien entendu Alex Ounsworth, ce qui donne une touche encore plus bizarre aux compositions dans lesquelles sa voix prend l'ampleur d'un instrument et qui ne suit pas forcément toujours les chemins creusés par les autres instruments. Si le style général de l'album peut-être rattaché à l'indie rock, le côté expérimental est assez présent, notamment grâce à l'apport vocal du chanteur mais aussi à une certaine diversité (à l'instar des instruments utilisés comme le saxophone, le piano, les trompettes, de l'accordéon ou encore de l'harmonica....) et quelques clin d'œils 'intermusicaux' sont présent, comme 'Ichiban Blues' qui rappelle le son des Cold War Kids, et la la deuxième partie d' 'Avalon's Snake Breath' qui ressemble curieusement à 'Fitter Happier' de Radiohead. Les chansons ont également beaucoup de textures, de couches d'instruments intelligemment superposées pour au final créer des chansons hypnotiques et entrainante dans lesquelles il est également facile de se perdre, mais c'est justement ça qui fait la puissance et la beauté de cet album.

Les fans des Clap Your Hands Say Yeah seront surement sous le charme tandis que les curieux qui arriveront à passer au-delà de l'étrangeté de la voix d'Alec Ounsworth devraient également trouver des moments plus qu'agréables dans cet univers musical hallucinant.

7,7/10

Myspace
Site officiel

Sortie: 11/08/2009

vendredi 9 octobre 2009

Mew - Introducing Palace Players (2009)


Single issu de l'album 'No More Stories / Are Told Today / I'm Sorry / They Washed Away // No More Stories / The World Is Grey / I'm Tired / Let's Wash Away' (19/08/09)

lundi 5 octobre 2009

Lykke Li - Dance Dance Dance (2008)


Single issu de l'album 'Youth Novel' (09/06/2008)

samedi 3 octobre 2009

Editors - In this Light and On This Evening (2009)

J'ai dernièrement écouté 'Unknown Pleasure' de Joy Division, ce groupe britannique de la fin des années 70 qui est à l'origine du mouvement musical Post-Punk aujourd'hui associé à des groupes comme Interpol, She Wants Revenge, Editors, White Lies, ... C'est toujours intéressant d'écouter les 'vieux' groupes qui ont inspiré la nouvelle génération musicale et ce qui m'a frappé dans le cas du groupe de Ian Curtis, c'est ce côté très sombre et glacial de leur musique, un son qui laisserait presque un arrière-gout métallique dans la bouche, mais aussi un son qu'on ne retrouve pas facilement dans les groupes actuels, qui s'orientent plus facilement vers le côté indie rock et vers un son moins lourd et moins sombre. Le cas des Editors a toujours provoqué des controverses puisque depuis leur premier album, 'In the Back Room', sorti en 2005, l'ombre du groupe Interpol n'a cessé de planer au-dessus de leurs têtes. Et pourtant, si on compare ces deux formations musicales, le parcours des Editors se montre être aussi intéressant que varié (un adjectif qu'on ne colle pas forcément sur les albums des Interpol), avec notamment un changement de son sur leur deuxième album 'An End Has a Start'. Bien que le changement est synonyme de prise de risque, c'est aussi une preuve d'ambition, et si ça marche, de talent. 'In This Light and On this Evening' ne fera donc pas exception en apportant son lot de nouveautés et de changements.
L'intro, qui n'est autre que la chanson au titre éponyme de l'album, donne le ton et surprend. En faite, c'est une vraie claque dans la gueule. La voix de Tom Smith donne des frisons et la chanson développe une atmosphère froide, brute et crue, et fera sans aucun doute partie du top des meilleures intro d'albums de cette année (voir de cette décennie). 'Bricks and Mortar' apporte son lot de lignes de basse épaisses, de notes de synthés et d'une boite de rythme qui fait instantanément penser aux premières notes de 'She's Lost Control' de Joy Division. A vrai dire, l'album est imprégné de cette atmosphère des 80s, et donc d'une touche assez prononcée de synthés, qui apporte parfois un côté 'dance' réussi ('Papillon'). Il y a également une atmosphère assez lourde et présente tout au long de l'album; on se sent oppressé et cerné par ces bruits métalliques ('The Big Exit') et ces lignes de basses qui enflent de chanson en chanson. L'atmosphère lourde n'est pas quelque chose d'inconnu pour les Editors, par contre, ce côté obscure, froid et 'cru' est accentué par l'utilisation des synthés qui remplace la plupart du temps les riffs de guitares auxquels le groupe avait habitué ses fans. L'autre grande surprise de l'album (après 'Papillon') est sans aucun doute l'audacieux 'Eat Raw Meat = Blood Drool' qui créée une énorme polémique parmi les (ex)fans du groupe, mais qui, pour ma part, est vraiment réussi et entrainant.

'In This Light and On this Evening' est un album qui a besoin d'être apprivoisé, ou plutôt, un album qui nous apprivoise d'écoutes en écoutes. Je n'ai jamais été complètement impressionnée par les deux premiers albums du groupe, mais ce nouvel opus est édifiant, innovant par rapport à ses prédécesseurs, et surtout captivant avec un son énorme et intemporel qui fait peut-être un des meilleures clins d'œils à 'Unknown Pleasure' sorti 30 ans plutôt. La seule différence est que les Editors n'ont plus rien à prouver, ni aux gens, ni au passé.

9/10

'Papillon':


Sortie: 12/10/2009

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